Une façon simple de transformer ta peur en énergie inouïe

Une façon simple de transformer ta peur en énergie inouïe

 » Sans déconner ? T’as pas fait ça quand même ?

– Bin si, pourquoi, Sophia ?

– Je sais pas… C’est le premier truc qui t’est venu à l’esprit ? Acheter un couteau pour te défendre ?

– Bin ouais. On sait jamais sur qui on peut tomber dans ce genre de trucs.

– Mmmh. Je comprends, Fred. Mais bon, là tu pars pas faire le Vietnam. Tu pars une semaine faire un stage de permaculture avec des gens qui devraient être plutôt cools, non ?

– Ouais, mais je me méfie quand même. On peut pas savoir… C’est « au cas où ».

– OK. On voit vraiment pas les choses de la même façon, c’est clair. C’est toujours l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Perso, je vois pas la vie comme une force hostile où il peut m’arriver n’importe quelle horreur en permanence. C’est normal de « faire gaffe » et tout ça. Mais qui peut passer sa vie à avoir peur de tout et de rien sans devenir cinglé ? Comment vivre dans ce monde mental là ? Moi, j’aurais plutôt tendance à m’imaginer autour du feu à chanter des chansons de Ben Harper en buvant une bonne bière. C’est mon côté Bisounours, je sais. Mais j’assume. »

***

Mon pote Fred et moi, on refait le monde à chaque fois qu’on se voit. C’est pour ça qu’on est potes d’ailleurs. On a toujours des discussions super intéressantes.

***

1) LE MYTHE DEMYSTIFIE

Si tu te souviens de tes cours de philo au lycée, tu te rappelles peut-être du mythe de la caverne de Platon. Aujourd’hui, j’ai 33 ans. Et je me souviens vaguement n’avoir absolument rien compris du mythe de la caverne quand on me l’a expliqué. Certes, ma prof de philo était d’un ennui mortel. Et moi, j’avais 17 ans. Pas forcément une bonne combinaison pour favoriser la concentration…

Dans le mythe de la caverne, Platon nous décrit la scène suivante : des hommes sont nés et ont grandi enfermés dans une caverne. Ils sont enchaînés. Pieds et poings liés. Ils ne peuvent bouger les jambes et leur cou est immobilisé. Derrière ces hommes, il y a un grand feu qui projette sa lumière sur les parois de la caverne.

Et des marionnettistes, placés derrières les hommes, font passer leurs marionnettes devant le feu. Les hommes attachés voient simplement le reflet des marionnettes sur les parois de la caverne. Ils s’imaginent que ce qu’ils voient est LA réalité. Que le monde se résume à cette ombre. Que la vie se limite à cette caverne. Qu’il ne peut rien exister d’autre que notre propre vision du monde.

2) C’EST QUOI LA REALITE ?

Le mythe de la Caverne de Platon illustre notre ignorance, notre inconscience, et le chemin que le philosophe doit faire pour s’éveiller. Si tu as déjà vu le film Matrix avec Keanu Reeves, c’est exactement le même sujet, avec un budget effets spéciaux beaucoup plus élevé. Et si tu ne l’as jamais vu, je te le conseille. Ca réveille les neurones dans le bon sens.

Mais revenons-en à ma discussion avec mon pote Fred et à toi, ma belle. Fred s’est acheté un couteau pour partir en stage de permaculture parce qu’il vit dans sa caverne. Toi, tu vis dans ta caverne. Et moi je vis dans la mienne. Fred croit que ce qu’il voit projeté sur les murs de sa caverne est réel. Si les marionnettistes lui ont appris que la vie est hostile, lui ont montré qu’il doit avoir peur du monde et qu’il doit se protéger et se défendre : Fred achète un couteau.

Logique.

Toi, tu vois d’autres ombre projetées sur la paroi de ta caverne : peut-être que tes marionnettistes t’ont appris que tu n’avais pas autant de valeur que le prisonnier attaché à côté de toi. Peut-être que tu es tétanisée à l’idée de sortir de la caverne, et que tu restes attachée volontairement.

Fred a peur. Tu as peur. Et j’ai peur.

3) SORTIR DE TA CAVERNE

Notre cerveau, c’est le gardien de notre survie. Son boulot, c’est de s’assurer que tu sois en sécurité, au chaud et que tu aies à manger. Naturellement, notre cerveau fabrique la peur pour nous permettre d’anticiper les galères à venir.

La peur est un scénariste hollywoodien : elle te monte des films, te fait voir les pires cas de figure. La peur est une fabricante d’histoires horribles qui sont censées t’aider à te protéger. Ca, c’est la théorie. C’est la biologie.

Tu sais comment tu te fais piéger ?

Quand tu crois que la peur c’est la réalité. Quand tu te dis « J’ai peur donc la peur est réelle ». Le piège s’est refermé, et tu te retrouves tétanisée. Coincée dans la caverne. Pourquoi mettre un orteil dehors si la peur a déjà gagné ?

Dis-moi, ma belle, qu’est-ce qui t’empêche de sortir de ta caverne ? Quelles ombres tu vois sur la paroi ? Quelle chaîne te cisaille la peau du cou ? Qu’est-ce qui se passera de mal si tu sors de la caverne ?

Comment sortir tout en restant cool et en sécurité ? Comment peux-tu commencer à regarder ta peur avec douceur, à l’examiner et à lui parler ?

N’oublie pas : tu comptes. Tu as le pouvoir.

Je t’embrasse,

Sophia

***

PS : tu aimes ce que tu viens de lire ? Cet article, c’est la Power Letter de Tu as le pouvoir. Tous les dimanche, j’envoie une grande dose de niaque et d’ondes positives aux femmes prodigieuses inscrites sur ma liste d’information.

Inscris-toi et dévore chaque semaine un nouvel article tout beau tout chaud, livré illico presto dans ta boîte email.

***
Sophia est une coach et une blogueuse féministe. Sa mission ? Eradiquer la peur de s’affirmer chez les femmes trop gentilles. Sa devise ? Tu n’as pas à t’écraser pour être aimée.

Retrouve Sophia sur Facebook et découvre son podcast « Tu as le pouvoir » pour t’affirmer sans flipper ni culpabiliser.

Les commentaires sont clos.